Loze villageLe site de LOZE fut occupé très tôt dans l’histoire comme en témoignent quelques outils en quartz ou en silex taillés (racloirs, burins, fragments de hache, pointes de flèches…) récoltés sur la commune, qui dateraient du paléolithique supérieur et du néolithique.

Ainsi, près de 10000 ans avant Jésus-Christ, les hommes ont été attirés par ce terroir caussenard.

L’occupation du site au cours de la période gallo-romaine est attestée par un site archéologique à Saint-Alby (il se trouve aujourd’hui sur le territoire du camp militaire de Caylus) ainsi qu’une voie romaine (encore représentée de nos jours par une suite de chemins de terre) reliant Toulouse à la voie Cahors/Rodez. D’autre part, même si cela reste à démontrer, certains historiens voient en Saint-Alby les vestiges du célèbre site d’Uxellodunum, que Jules César situait aux limites du pays des ruthènes et des cadourques.

Au VIIe siècle, Saint Didier (Appelé communément Saint-Géry), Évêque de Cahors et ami du Roi Dagobert et de Saint Eloy, fit bâtir un grand nombre d’églises dans le Quercy. Ainsi une chapelle préromane (dont subsistait un pan de mur jusqu’en 1988), située à l’entrée des grottes de Saint-Géry, lui fut dédiée. Quant à l’église de LOZE, sa première mention dans un document date de 1112. En 1236, elle fut intégrée à la seigneurie spirituelle de la Commanderie des templiers de Lacapelle Livron.
Il existait également près du village de LOZE un château à La Roque de Loze (hameau des Tourettes) appartenant aux comtes de Toulouse, puissants féodaux, puis à la famille seigneuriale des De-Jean. L’autorité des rois de France sur cette région étant très faible, ces familles régnèrent sur la région jusqu’au XVe siècle environ. Ensuite, la seigneurie revint au seigneur de Saint-Projet pour plus de deux cent ans.

Au XIVe et XVe siècle, la guerre de cent ans fit de nombreux ravages dans la région. Le village de LOZE fut certainement détruit pendant cette période. L’église fut reconstruite en 1461.

Loze égliseAu Moyen-Age, le village se fortifie, non par des remparts continus mais plutôt par des murets de pierre. Le village de LOZE n’ayant pas de château ni de tour, c’est le clocher de l’église qui servait de réduit pour la défense ; comme en témoigne l’église de LOZE, pourvue de créneaux et d’une galerie saillante reposant sur des mâchicoulis.

La période des guerres de religion (deuxième moitié du XVIe siècle) fut une époque très troublée pour le Quercy. Les protestants tenaient les principales villes de la région. L’opposition entre Saint-Antonin convertie à la “nouvelle religion” et Caylus restée catholique fit basculer LOZE quelques jours dans le protestantisme.

Après la Révolution Française, la communauté des habitants (ancêtre de la commune et regroupant Loze, Saillagol et Saint-Projet) disparut pour laisser place à la première municipalité de LOZE qui fut élue le 21 février 1790.

Dans les années 1880, l’Autorité militaire installa un champ de tir dans Cantayrac où des manœuvres avaient régulièrement lieu. Sous la pression des propriétaires locaux, celui-ci se transforma en un camp militaire en 1933. Ainsi, l’expropriation des habitants (qui s’effectua à l’amiable avec indemnisation) réduisit de moitié le territoire des habitants de LOZE.

Notre commune a connu une croissance démographique jusqu’au XIXe siècle avec un maximum de 575 habitants en 1846. Mais une baisse de la natalité ainsi qu’une forte émigration va entraîner un déclin de la population qui se poursuivra jusqu’en 1975. Aujourd’hui, la commune voit sa population augmenter de nouveau et on peut dénombrer aujourd’hui avec fierté 134 Lozois.

Nous remercions Etienne Rondin ainsi que l’Association de Recherches Historiques de Loze pour ses travaux de recherche sur la commune qui ont constitué une source d’information importante pour l’élaboration de ce site.